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Toute décision d’investissement, publique ou privée, doit être abordée en termes de coût global afin de ne pas limiter le périmètre de l’analyse.

Toute estimation prévisionnelle de coût d’un projet doit être accompagnée d’une analyse quantitative de risque afin de prendre en compte les aléas de toute nature.

  1. Présentation du site
  2. Le coût global
  3. L’analyse de risque
  4. L’analyse du soutien logistique
  5. Qui est concerné?
Processus d'estimation du coût global d'un projet avec valorisation des risques. Aide à la conception et Prévision des flux financiers
Estimation du coût global d’un projet avec valorisation des risques. Aide à la conception et Prévision des flux financiers

1 – Présentation du site

Ce site, nouvelle version du site coutglobal.fr, présente la méthodologie et la pratique du coût global et de l’analyse quantitative de risque. Il reprend l’essentiel du site coutglobal.fr en y introduisant des mises à jour et des compléments, d’une part empruntés au guide « Intégrer le coût global dans les projets de construction » dont je suis co-auteur, et d’autre part issus de mes activités de consultant en analyse de risque.

En particulier, il propose un simulateur disponible en ligne qui permet d’évaluer un risque global à partir de risques individuels et d’en déduire une provision pour risques argumentée.

Dans la vie privée et/ou professionnelle, nos décisions reposent trop souvent sur des analyses simples et partielles. Or quand la décision porte sur un investissement, ce comportement peut réserver des surprises désagréables qui se traduisent généralement par des dépenses supplémentaires ou un service dégradé.

Ce site présente deux approches connexes et complémentaires sur lesquelles doivent s’appuyer la préparation et le suivi d’un projet d’investissement : le coût global et l’analyse de risque.

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2 – Le coût global

L’approche coût global répond au souci de définir le juste périmètre de l’analyse. Lors d’une décision d’investissement (construction, achat, rénovation, etc.), il ne faut pas se limiter aux dépenses visibles, immédiates ou à court terme, qui représentent la partie visible de l’iceberg. Il faut aussi prendre en compte les dépenses (et éventuellement les recettes *) générées par le bien concerné sur une durée significative.

(*) Le terme coût est ici utilisé pour représenter aussi bien les dépenses que les recettes. Il convient donc dans chaque cas de préciser ce qu’il recouvre.

Une des premières tâches consiste donc à établir la liste des rubriques à prendre en compte dans l’analyse, qu’elles soient financières ou non. Cette liste définit le périmètre du problème. C’est la première phase de la modélisation.

Le coût global a deux fonctions, de natures différentes, mais complémentaires :

  • prévoir les coûts à venir pour préparer un budget, répondre à un appel d’offre, etc.
  • rechercher les options les plus économiques qui répondent au besoin (comparaison entre stratégie d’acquisition, choix de conception, etc.).

Le coût global est à géométrie variable. Selon la question posée, il peut s’appliquer à un système complexe ou bien se limiter à un sous ensemble du système. Par exemple dans l’étude du coût global d’un bâtiment, si la question porte sur le choix entre deux systèmes de chauffage, Il est alors possible de définir un coût global « partiel » dont le périmètre couvre les équipements et les activités liés au chauffage.

Enfin, le coût global est une approche itérative dont le périmètre et la qualité évoluent avec l’avancement du projet. Il doit dont être mis à jour au moins à chaque changement de phase du projet.

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3 – L’analyse de risque

Le déroulement d’un projet est nécessairement soumis à des aléas de natures diverses. Ignorer ces aléas ne peut que nuire à la qualité et donc à la crédibilité des études préalables réalisées dans le cadre du projet.

Principe de base : un projet d’investissement ne se situe pas dans un cadre déterministe. L’analyse de risque est donc partie intégrante de l’analyse du coût global.

Les aléas à considérer ont deux causes :

  • les données prévisionnelles utilisées pour estimer les coûts peuvent s’avérer inexactes ;
  • des évènements imprévus peuvent apparaître durant le déroulement du projet .

Lorsqu’ils sont ignorés ou mal pris en compte, ces aléas sont responsables de l’écart, parfois important, entre les prévisions et les dépenses réelles.

L’analyse de risques est indépendante du coût global alors que l’inverse est faux. Le coût global inclut nécessairement les risques alors que les risques peuvent porter sur toute estimation financière, coût global ou non.

L’analyse quantitative des risques permet de dimensionner la provision pour risque d’un projet de façon probabiliste, ce qui fournit un outil de gestion très utile aux responsables du projet.

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4 – L’analyse du soutien logistique (ASL)

Lorsque les coûts de maintenance sont importants, l’étude du coût global doit inclure l’ASL pour optimiser le ratio coût/disponibilité dés la phase de conception. Cette analyse est développée dans le site coutglobal.fr et n’est pas reprise ici.

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5 – Qui est concerné?

Le coût global et les risques concernent tout acteur intéressé par un investissement, principalement les projets dont le coût final dépasse trop souvent les prévisions initiales et/ou l’utilisation du bien réalisé ne correspond pas aux attentes anticipées.

Cette préoccupation est présente chez le consommateur lorsqu’il acquiert une voiture, un logement ou une machine à laver. Il recherche le produit qui lui permettra de minimiser la somme (prix d’achat + coûts d’utilisation) en s’assurant tout d’abord que ces dépenses sont compatibles avec son budget.

Si cette approche est implicite et approximative chez le consommateur, elle doit être systématique et exhaustive dans le cadre professionnel, qu’il concerne des investissements publics (Etat, collectivités) ou privés. A ce titre, le coût global et les risques concernent :

  • Les décideurs publics et privés dont les choix ne peuvent s’appuyer sur les seules dépenses immédiates et dont les budgets prévisionnels doivent être crédibles;
  • Les chefs de projets, ingénieurs et analystes qui mettent en œuvre la démarche;
  • Les écoles et universités qui forment les futurs cadres techniques ou commerciaux.

En final, les investissements mal préparés, sont toujours payés par le consommateur ou le contribuable qui sont donc les principaux acteurs concernés bien que n’intervenant pas ou peu dans les décisions d’investissement.

Exemples de situations

• Optimiser la conception d’un bâtiment, d’un matériel, d’un équipement, etc. et prévoir les flux financiers sur une période donnée;

• Arbitrer entre plusieurs scénarios permettant de répondre à un besoin donné;

• Préparer une offre commerciale, un budget. Choisir entre plusieurs offres;

• Évaluer le coût global d’un système en fonction de ses caractéristiques techniques et organisationnelles;

• Construire la solution qui présente le moins de risques;

• Optimiser le ratio coût/disponibilité d’un système au cours de l’analyse de soutien logistique (ASL).

Les projets et systèmes concernés ont, à titre d’exemples, les caractéristiques suivantes :

• Acteurs privés, publics;

• Applications civiles ou militaires;

• Conception/réalisation ou acquisition puis exploitation et soutien de parcs de matériels ou d’équipements (machines spécialisées, véhicules terrestres, aériens, spatiaux, navals, etc.);

• Projets d’infrastructures, de construction ou de rénovation d’ensembles fonctionnels (logements, hôpitaux, établissements scolaires et universitaires, parc de loisirs, installations sportives, prisons, parc d’éoliennes, aéroports, gares, etc.).

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